3 PHRASES A NE JAMAIS DIRE A UN ENFANT.

Dans l’accompagnement que nous offrons à nos clients, nous avons beaucoup de demandes pour améliorer leurs capacités à s’exprimer en public. Beaucoup de raisons expliquent pourquoi nous avons tant de mal à nous exprimer en public. L’art de parler en public est un reflet de notre confiance intérieure, une projection de nous-même vers le monde. Si notre confiance en soi est en souffrance, se projeter vers les autres devient une tâche extrêmement difficile.
Notre travail nous amène parfois à entreprendre un voyage -pas toujours plaisant mais utile- avec nos clients dans leur enfance afin de découvrir les situations ou phrases « assassines » qui ont fait le deuil de leur confiance en soi.
Ces phrases assassines
Je vous proposes quelques unes que vous avez peut être entendues ou que vous dites également en tant que parents, qui peuvent avoir un impact sur la confiance de l’adulte que deviendra votre enfant.
« Tais toi, tu parles trop »
En général, la scène se passe lorsqu’un parent éreinté par une journée de travail retrouve sa famille. Content de retrouver son père ou sa mère, l’enfant a juste envie de lui raconter tout ce qu’il a manqué de sa propre journée. Le parent fatigué ne veut rien entendre, il veut juste se reposer. Il peut écouter avec un peu d’effort 1 ou 2 min et excédé il lâche la bombe  » Tais-toi maintenant tu parles trop ». Leçon apprise pour l’enfant : « Pour me faire aimer, je dois me taire ».
Que faut-il faire ?
– L’écouter et l’encourager à parler
– S’émerveiller des choses qu’il raconte, le féliciter
– Si vous êtes vraiment trop fatigué, écourté poliment son histoire et promettre (à tenir) d’en parler après votre douche ou le repas avec toute l’attention nécessaire.
 » Tu ne sais pas le faire « 
Danser, chanter, dessiner… sont des activités qui font toutes parties du champ d’expression de l’enfant. C’est une manière de se projeter vers l’extérieur. Parfois, il transforme votre salon en une scène et joue l’artiste, attendant des applaudissements et des encouragements. En lieu et place, il récolte soit de l’indifférence (parents trop occupés sur leurs smartphones) ou de mauvais commentaires.
 
Que faut-il faire ?
– Encourager tous les petits succès. Lui dire combien c’est beau, et lui proposer de rajouter ci ou ça pour le rendre encore plus beau. Ne l’oubliez pas, ce n’est qu’en enfant.
– Applaudir ses prestations artistiques dans votre salon, vous pourrez toujours ranger le salon plus tard mais pas sa confiance en soi. Jouer à son jeu, devenez un personnage s’il le faut.
 
 » Pierre fait mieux « 
De nombreux parents n’ont de cesse de comparer leur enfant avec celui du voisin, celui du frère ou de la soeur, ou tout simplement avec un de ses frères ou soeurs. Cela crée un cocktail explosif de sentiments négatifs : jalousie, manque de confiance, colère, haine, etc. De nombreuses familles continuent de faire les frais de ce genre de phrases. Au niveau individuel, l’adulte qu’il devient se trouve en général inférieur aux autres à bien d’égards ou incapable d’être satisfait de ses accomplissements.
Que faut-il faire ?
– Observez ses progrès et lui en faire prendre conscience.
– Travaillez à fixer avec lui des objectifs personnels et encouragez chaque petite victoire.
Etre un parent, c’est préparer son enfant à grandir et sortir du cocon avec les rudiments nécessaires pour vivre son plein potentiel. La maison et les parents ont en cela un rôle crucial qu’il faut prendre avec beaucoup de sérieux. Les mots ont une influence plus durable et plus grand à cet âge alors choisissez bien vos mots.
Article inspiré par mon expérience personnelle, mon travail de coach et par l’observation du formidable travail de construction que fait mon épouse pour nos 2 adorables filles.
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