juin 19, 2017 inspiration 1 commentaire

LES 5 FONCTION CLÉS D’UN PÈRE

La fête des pères ne suscitera jamais autant de passion et d’intérêt que la fête des mères, il faut bien que les hommes se fassent à cette réalité (rires).
Les femmes aiment à dire que dans tous les cas, c’est encore grâce à elle que nous connaissons la joie d’être père.
Nous profitons de la célébration de la fête des pères pour lever un coin de voile sur les différentes fonctions d’un père.
Mais avant, qu’est ce qu’un père ? La réponse en 2 états :
LE PÈRE GÉNITEUR
Etre père géniteur, est un statut accessible à la majorité des hommes soit 80% l’infertilité touchant 20% d’entre eux au niveau mondial.
On est géniteur simplement pour avoir fécondé un ovule qui a suivi le cycle de développement normal jusqu’à l’accouchement. Autant dire que ce n’est pas un si grand exploit en soi. On peut féconder sans désir, sans même le savoir, sans jamais l’assumer.
LE PAPA
A la différence du père géniteur, être papa prend sa racine dans les tréfonds du désir de donner la vie à un autre être en sachant que c’est une énorme responsabilitéC’est une situation qu’on recherche et qu’on est disposé à assumer pour le restant de notre vie. Le papa est la personne qui élève l’enfant, l’éduque, le prépare à la vie en société.
C’est la raison pour laquelle, celui qui joue le rôle de papa peut ne pas être le père géniteur mais un substitut paternel comme le compagnon ou le mari de la mère ou un oncle.
Si le père-géniteur donne à l’enfant une origine, des racines et une place, c’est le papa qui lui donne des repères.
En effet, un papa est pour l’enfant le premier modèle masculin. Celui dont on copie la façon de faire, de parler et d’être. Celui qu’on recherche plus tard dans les hommes qu’on rencontre (pour les filles).
Les 5 fonctions clés d’un père 
Jouer correctement son rôle de père, selon le psychologue et auteur Yvon Dallaire, consiste pour l’homme à remplir 5 fonctions clés.
1. La protection. Auparavant, grâce à sa force physique, cette protection était surtout limitée aux dangers physiques extérieurs : l’homme des cavernes devait protéger les siens de prédateurs de toutes sortes. L’homme du XXIe siècle sera de plus en plus appelé à assurer, en plus, une sécurité émotive non seulement pour ses enfants, mais aussi pour sa femme (c’est d’ailleurs là l’une des principales demandes de la femme moderne). Sa femme et ses enfants veulent pouvoir compter sur lui. Pour ce faire, il doit évidemment être présent, physiquement et psychologiquement, et être valorisé dans cette fonction.

2. L’éducation. Le père doit faciliter à ses enfants l’apprentissage du contrôle de soi ; il doit leur apprendre à renoncer à la satisfaction immédiate de ses besoins et désirs ; il doit leur apprendre la patience. Il doit surtout les aider à canaliser leur agressivité vers une expression positive et constructive de celle-ci. Il est évident que, ce faisant, il apprend lui aussi à mieux gérer ses propres besoins et sa propre agressivité. Mais n’est-ce pas en enseignant qu’on apprend à enseigner ?

3. L’initiation. Le père a aussi comme fonction d’humaniser l’enfant à la frustration et au manque afin de pouvoir l’intégrer dans le monde adulte et le monde social, comme cela se faisait dans les rituels initiatiques des tribus dites  » primitives « . Le père initie l’enfant aux règles de la société, sinon aucune vie sociale n’est possible. La démission du père à ce niveau est probablement en grande partie responsable de l’augmentation croissante de la délinquance juvénile. Les enfants deviennent délinquants parce qu’ils continuent de croire que tout leur est dû et que les autres sont à leur service (comme l’était maman).

4. La séparation. La femme moderne demande à l’homme du XXIe siècle de l’accompagner dans toutes les étapes de la grossesse, de l’accouchement et des soins de l’enfant et je crois que cet accompagnement constitue une excellente façon de développer le sens de la paternité. Mais, j’insiste pour réaffirmer que la fonction du père est de séparer l’enfant de la mère et la mère de l’enfant et non pas de former une  » sainte trinité  » où chacun perd son identité. Ainsi, le père permet la survie et l’épanouissement de l’enfant ; ainsi, l’homme permet la survie et l’épanouissement de la femme qui existe dans la mère.

5. La filiation. Peu importe le nom de famille donné à l’enfant, celui-ci a besoin de savoir qu’il a un père et qui est ce père. Il a aussi besoin de savoir qu’il s’inscrit dans une lignée qui possède une histoire. Il a besoin de se sentir relié à l’humanité, qu’il fait partie de la grande famille humaine.

L’aventure de devenir un bon père peut paraître impossible mais comme tout long voyage, il faut profiter de chaque instant et vivre un jour à la fois. S’améliorer au quotidien car on n’est jamais qu’un père, on est aussi et toujours un repère.
 
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