Je garde ça dans mon coeur !

Titre : Je garde ça dans mon cœur !

Il passait en proposant ses services de cireur. Après un coup d’œil sur mes chaussures, j’ai décidé qu’ils méritaient un petit coup de brosse avant d’attaquer mon prochain rendez-vous. Lui, je ne saurai jamais son nom. Il a cependant, si bien ciré mes chaussures que j’ai entamé une conversation avec lui.

J’ai donc appris qu’il ne faisait que ce job de cireur comme activité principale. Puis, vint la sempiternelle question que je pose à toutes les personnes que je rencontre, tout statut social confondu : Quels sont tes rêves, tes plans, tes projets ?

Réponse dans un français bien de chez nous (la Côte d’Ivoire) : Vié père, moi mes rêves là, je ne dis pas ça à quelqu’un hein !!!

Mon assistant interloqué, lui dit : Tu ne sais même pas si ce monsieur peut t’aider.

Réponse de mon cireur d’un jour : Je garde ça dans mon cœur vié père !

Oui, nos rêves, nos projets, nos plans…sont du domaine du privé et du très personnel. A qui n’a-t-on jamais dit, ne dévoile tes rêves à personne sinon tu ne les réaliseras jamais. Ceux qui y croient n’ont peut-être pas tort.

Mais James Allen, n’était pas de ceux-là. Diplômé d’université mais chauffeur de taxi à New York en attendant mieux, il avait l’habitude de conduire des hommes d’affaires prospères. A l’époque, il rêvait de travailler dans une agence de publicité. Bien sûr, il ne pouvait partager ce rêve avec eux. Mais un jour, voilà qu’il conduit, un monsieur d’une soixantaine d’année. L’illustre passager se souvient qu’il n’est pas à sa première rencontre avec ce chauffeur dont il avait apprécié les manières et la bonne conduite. Sur le trajet les menant à l’aéroport, il entame donc une conversation toute simple avec James. Il apprendra que James était diplômé et rêvait de travailler dans une agence de publicité. James parlait tellement avec passion du métier de ses rêves que cela suscita le désir de son passager de l’aider. C’est ainsi qu’une fois à l’aéroport, il remercia James et lui remit sa carte de vite. Le passager n’était d’autre que le Président de la plus grande agence de publicité des Etats-Unis. Avec un sourire et un clin d’œil, il dit à James : « Appelez-moi, la semaine prochaine afin que je vois si je peux vous aider à travailler dans une agence de publicité ». Le reste appartient à l’histoire.

Vos rêves vous appartiennent à coup sûr, ils sont une propriété privée que personne ne peut vous arracher. Si vous construisez autour d’eux un mur géant de protection, je ne vois pas comment ils pourraient s’en échapper et devenir réalité.

Si vous voulez voir votre rêve se réaliser rapidement, imitez Martin Luther King, oui dites-le avec conviction quand vous sentez que l’occasion est belle à saisir, oui, clamez tout haut : I HAVE A DREAM !

C’est seulement en ce moment que surgiront de toutes parts des aides, des soutiens, des personnes partageant le même rêve ou l’ayant déjà réalisé et prêtes à aider d’autres à y arriver.

En repensant à ce jeune cireur, je pense qu’il a soit un grand rêve dont il a peur ou bien il n’en a pas du tout. Une chose que vous désirez peut receler, il est vrai, quelque chose d’effrayant pour vous mais il ne s’agit que de vous ! D’autres personnes l’ont sans doute déjà réalisé et pourraient vous aider à gagner énormément de temps.

En brisant les murs qui emprisonnent vos rêves, vous attirez à vous les hommes et les moyens nécessaires pour leur réalisation. Si cela se trouve, l’aide la plus précieuse est sous vos yeux depuis déjà très longtemps. Mais comment voulez-vous qu’elle sache qu’elle peut vous aider à réaliser votre grand rêve ? Ne laissez personne devinez ce que vous voulez, à ce jeu, le seul perdant c’est vous.

Cesser de rêver seul, de rêver dans vos cœurs, imitez les grands leaders de ce monde, partagez vos rêves pour leur donner enfin la vie !

Do you have a dream ?

Partager: