octobre 9, 2013 Uncategorized 4 Commentaires

Les d’appelés et les élus !

C’est sans doute très valorisant de se présenter avec le titre de « Entrepreneur » ! « Yes, i am an entrepreneur », c’est fou comme cela sonne bien. Et, l’harmonie de son est encore plus parfaite lorsque la symphonie avec le compte bancaire et les dividendes est en Do majeur (clin d’œil à Beethoven).

Beaucoup sont candidats et prêts à faire le saut mais très peu imaginent la vraie vie d’un entrepreneur. Cela vient tout simplement du fait que les modèles qui nous incitent à nous lancer ont le plus souvent réussi à synchroniser la symphonie entre la fierté que leur procure le titre et l’argent qui en découle. Alors, certains candidats se disent tout naturellement :  « Il faut que je me lance pour devenir comme x et y » et cela est tout à fait normal.  Au final, il y a forcément beaucoup d’appelés et peu d’élus.

Les appelés,  une fois les premières difficultés présentent commencent à sérieusement réfléchir à leur choix en se demandant s’ils ne vont pas troquer le titre « Entrepreneur » pour celui de « Directeur marketing ou technique de la société x ». Après tout, ça sonne tout aussi bien et surtout les fins de mois sont garanties (salaires). Alors, on retouche un peu le CV et on reviendra plus tard au projet d’entreprise quand les choses iront mieux ou on prendra autrement une retraite dorée. Ceux qui ont osé méritent des félicitations car comme le disait une pub célèbre à Abidjan (Côte d’Ivoire) : « si t’as pas goûté, tu ne peux pas comprendre » ! (Nescafé)

Les élus eux, ont tout simplement l’intime conviction qu’ils sont nés pour être entrepreneurs, s’investir dans des projets qui changent quelque chose dans la vie des autres. Ils ne s’imaginent pas en train de faire autre chose. Ils ne se lancent pas uniquement à cause du titre ou de l’argent mais parce qu’au fond d’eux, ils ressentent un appel intérieur qui est plus fort que les difficultés de la vie d’entrepreneur. Ils se sentent investis d’une mission, celle de réussir en tant qu’entrepreneurs afin d’exploiter leur plein potentiel. Ils cherchent à faire briller leur lumière afin que les autres en fassent autant, entrepreneurs ou non, chacun dans son domaine. L’entrepreneur dans l’âme n’est pas l’homme d’affaires au sens stricto sensu. Il n’est pas intéressé que par la rentabilité financière. L’argent ne représente pas pour lui un but mais plutôt une conséquence de sa capacité à résoudre un problème, à apporter une solution, à satisfaire des besoins.

C’est le changement qu’il apporte qui le pousse à se réveiller le matin. C’est la passion qui l’anime qui éclaire son chemin dans l’obscurité du doute. C’est sa volonté d’avoir une histoire à raconter qui le pousse à toujours retrousser ses manches pour affronter les dures réalités de son choix professionnel. C’est le rêve qu’il veut accomplir qui l’empêche de dormir le soir. Et bien sûr, il apprécie à sa juste valeur les fruits matériels de tous ses efforts et sait en profiter ! (lol) !

Un entrepreneur dans l’âme est un innovateur, un éternel insatisfait qui repousse ses limites et les frontières de sa zone de confort. Il aime les challenges et forge son caractère dans les échecs, que dis-je dans les leçons. John Maxwell ne dit-il pas : « Sometimes you win, sometimes you lost learn »

Parfois, il est à bout de souffle, accumulé par les charges et les revers mais il se bat comme un samourai pour l’honneur, pour sauver le gagne-pain de son équipe et faire survivre son projet. D’autres fois, il est obligé de se retirer du combat…mais un élu reprend toujours sa mission car sans elle sa vie perd de sa saveur et de son sens.

Si tu penses que quelque chose manquera à ta vie si tu ne lances pas ce projet d’entreprise qui te hante la nuit tombée alors souris car tu viens de gagner ta place dans le cercle des ELUS, lances toi et affronte ton destin d’entrepreneur ! Entre dans la matrix, tu es l’Elu !

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 Adama GOROU
Coach Formateur en leadership et développement personnel
Founder A+ Coaching

 

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