juillet 25, 2017 inspiration 0 Commentaires

TOMBER, SE RELEVER ET CONTINUER…

leçon d’une nuit ou le courage qui rafale

 » le courage est un fusil dont les munitions peuvent venir à bout de n’importe quel ennemi  »

J’ai été témoin d’une scène qui m’a rappelé à quel point nous devons apprécier ce que nous avons et vivre à la hauteur des dons que Dieu nous a gracieusement offert.

Je rentrais chez moi hier nuit lorsque de ma voiture, j’ai vu une personne à terre qui essayait de se relever péniblement. A première vue, vous auriez l’impression que c’était un ivrogne tellement la personne avait du mal à se relever.
Ensuite, je me suis dit, elle fait peut être un malaise…allez je descends de la voiture pour porter assistance.
Mais, plus prompt que moi, la conductrice qui me devançait est descendue de sa voiture mais avant qu’elle n’atteigne la personne qui était l’objet de toute notre attention…là voilà qui se remet sur ses jambes. Avec un grand merci, elle salua le geste de la conductrice.
En observant attentivement, j’ai remarqué que la jeune fille qui était à terre à l’instant, est en fait une handicapée. Elle commença à marcher avec sa béquille si péniblement que j’ai dû rester une minute à la regarder partir.
Je me demandais s’il fallait que je fasse demi-tour et lui proposer de la déposer à sa destination.
Mais je me suis ravisé. Pourquoi ?

 Marcher c’est aussi exister

Pour un sourire. Pour le sourire que j’ai vu sur son visage lorsqu’enfin elle a pu se relever.
Non, je pense au fond de moi, qu’elle n’aurait pas accepté mon assistance après l’exploit qu’elle venait d’accomplir. Elle était tombée et au prix de mille efforts, elle s’était relevé. Reconnaissante et fière, elle repris son allure…sa marche car marcher pour elle, c’est sans doute « exister ».
Je suis quasiment sûr, que ce n’était pas la première fois qu’elle tombait vu la gravité de son handicap. Mais la lueur sur son visage, lorsqu’elle s’est tenue debout m’a tout de suite fait comprendre que rester debout et marcher est un challenge auquel elle s’est habituée. Cette scène qui restera longtemps dans mon esprit a suscité en moi quelques interrogations intérieures que je partage ici avec vous :
– Apprécions-nous nos dons, comme le fait de pouvoir se tenir debout ? Parler ? Voir ? Entendre ? etc. Toutes ces choses que nous prenons pour acquises ?
– Exploitons-nous convenablement nos dons ? Que faisons-nous de notre bonne santé ? Notre intelligence ? nos privilèges, quels qu’ils soient ?
– Aidons-nous ceux qui sont moins privilégiés ? Assistons-nous ceux qui ont eu moins de chance ? Moins d’opportunités ? Moins de capacités physiques et intellectuelles ? Nos acquis, nos dons, nos privilèges servent-ils à d’autres personnes ?
Des interrogations et rien d’autres. Chacun trouvera une réponse qui le satisfera ou non. Cependant, peu importe la réponse, il est important de reconnaître toutes les grâces qu’on a. La jeune fille de mon histoire, par son sourire, reconnaissait la grâce qu’elle a de pouvoir marcher, tomber, se relever et continuer de marcher. le courage, chose que certains ne peuvent se permettre.
On a tous une raison d’être reconnaissant et de tendre la main aux autres.
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